Pourquoi pensons-nous que nous ne plaisons pas aux autres ?

"Nous avons tous un monde de choses à l'intérieur : chacun son propre monde de choses ! Et comment pouvons-nous nous comprendre, monsieur, si dans les mots que je dis, je mets le sens et la valeur des choses telles qu'elles sont en moi ; tandis que qui les écoute, les assume inévitablement avec le sens et la valeur qu'ils ont pour eux-mêmes, du monde tel qu'il l'a à l'intérieur ? Nous croyons que nous nous comprenons ; on ne se comprend jamais ! », Luigi Pirandello.Souvent, lorsque nous connaissons une nouvelle personne, nous avons le sentiment que nous ne lui plaisons pas trop et que nous ne lui avons pas fait bonne impression. Cette situation se répète plus souvent qu'on ne le pense. Nous pensons, peut-être, que nous avons trop parlé ou trop peu, que nous n'avons pas paru assez sympathiques ou que nous n'avons pas été intéressants. Mais est-ce vraiment le cas ?Selon ce que rapporte le site PsychologyToday, cette sensation a été identifiée comme le "Liking Gap", c'est-à-dire la tendance à sous-estimer le jugement que les autres ont de nous. Cette définition a été créée par la psychologue Erica Boothby et son équipe qui ont réalisé cinq études sur ce sujet.Dans cette recherche de personnes qui ne se connaissaient pas, ils ont commencé une conversation pendant environ cinq minutes. Après cela, chacun a évalué à quel point il aimait son interlocuteur mais aussi à quel point il croyait qu'il aimait l'autre.Ces études ont montré qu'en général, chacun aime son interlocuteur plus qu'il ne pense qu'il aime l'autre. La conversation, en fait, avait semblé intéressante et agréable. Cette différence entre réalité et perception, selon les résultats de l'étude, était plus importante surtout dans le cas des personnes les plus timides.



Pourquoi avons-nous tendance à sous-estimer ce que les autres pensent de nous ?

Selon la psychologue Erica Boothby, ce phénomène se produit souvent en raison d'une lecture incorrecte des signaux de l'interlocuteur. En particulier, lorsque nous parlons pour la première fois avec une personne que nous ne connaissons pas, nous avons plus de difficulté à interpréter ses mots et sa communication non verbale.Par exemple, l'une des situations les plus courantes est celle dans laquelle nous ne savons pas si l'autre personne est capable de comprendre notre sens de l'humour. De plus, lorsque nous ne connaissons pas notre interlocuteur, nous avons tendance à avoir une conversation plutôt polie et à suivre attentivement les normes sociales, à gérer l'embarras initial et à ne pas tout gâcher. Dans cette situation, la peur d'être rejeté rend plus complexe l'interprétation des signaux envoyés par notre interlocuteur. Entre autres choses, la chose est réciproque.En fait, des phénomènes tels que l'effet "spotlight" sont activés, c'est-à-dire que nous pensons que l'autre personne se concentre sur chacun de nos gestes et mots, en particulier sur les détails négatifs, physiques et autres. De cette façon, une autocritique très féroce se met en place, ce qui nous fait penser que l'autre ne se souviendra de nous que pour nos fautes et que, par conséquent, son jugement sera négatif.Être conscient de l'apparition de tous ces phénomènes peut être utile pour réduire leurs effets et éviter d'être trop critique envers vous-même. Si nous laissons l'embarras et la peur du rejet prendre le dessus, en fait, nous ne pourrons pas interpréter et mieux comprendre qui est en face de nous

«Ne vous inquiétez pas si les autres ne vous apprécient pas. Inquiétez-vous si vous ne vous appréciez pas vous-même », (Confucius)


Source : https://www.psychologue.net/articles/pourquoi-pensons-nous-que-nous-ne-plaisons-pas-aux-autres

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